10 ANS

À 10 ans, on a la vie devant soi, mais ce que l’on attend avec impatience, ce sont les grandes vacances.

À 10 ans, on dit des gros mots, même si c’est pas beau.

À 10 ans, on aime toujours les Lego mais de plus en plus les jeux vidéo.

À 10 ans, on fait des bisous furtifs à maman et on lui lâche vite la main à l’approche des copains.

À 10 ans, on aime regarder passer les voitures de course et sauter dans la piscine en faisant des éclaboussures.

À 10 ans, on bricole avec papa et on se dispute avec sa sœur, mais on s’ennuie quand elle n’est pas là.

À 10 ans, ton meilleur confident est un doudou vivant.

À 10 ans, on jette un œil noir à sa mère quand, sur le terrain de baseball, elle te demande de mettre une veste pour ne pas avoir froid.

À 10 ans, on dévore Harry Potter et on se rêve élève sorcier à Poudlard.

À 10 ans, on fête son anniversaire en résolvant des énigmes et des crimes avec les copains.

D’ailleurs, à 10 ans, on n’a pas de copains, mais des potes.

À 10 ans, on aime courir vite, après un ballon ou après les filles pour les faire rire.

À 10 ans, on n’aime toujours pas les devoirs et on oublie ses cahiers pour ne pas avoir à apprendre son histoire.

À 10 ans, on aime jouer dehors, faire des dérapages à vélo et des cascades en trottinette.

À 10 ans, on planque des Curly sous le bord de son assiette et on s’énerve pour de faux quand Papy les trouve et fait semblant de les manger.

À 10 ans, on est un grand, ou presque, ou pas, tellement petit à la fois.

Joyeux anniversaire mon mini-moi…

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LA DAME QUI…

C’est un collègue hilare que je vois entrer dans le bureau jeudi matin. Il a un papier à la main qu’il me tend en se marrant : « Tiens, c’est pour toi. Théo ne se souvenait pas de ton prénom, alors il m’a demandé de donner ça à… LA DAME qui fait les heures… ha ha ha ! » La quoi ? Tu as dû mal comprendre, Michel, il a surement dit – à la demoiselle — ? Non ? OK (il a dû voir le fameux cheveu blanc…)… Bon ben, il faut se rendre à l’évidence, c’est officiel, je suis vieille… Une vieille dame… Une dame que l’on vouvoie en parlant un peu fort au cas où elle n’entendrait pas très bien ! Une dame avec qui on n’est pas là pour rigoler… Quelqu’un qui a passé le cap, quoi… La loose…

DOUBLE FACE

Non, mais faut pas déconner quand même ! J’ai 20 ans dans ma tête ! Je sors à peine de l’adolescence, enfin je crois… ou pas… Bon d’accord, j’avoue que le matin, au réveil, le miroir me rappelle bien que, enfin bref… On est tous un peu en vrac le matin au réveil, non ? Un peu d’eau fraiche, un petit ravalement de façade et ça repart !

Apparemment non. Le décalage est bien là. Je n’ai plus ni 20 ans ni 30 ans. Et même si je voulais, ben non. Il faut voir les choses en face, ma vieille, tes 38 ans sont bien là et se font bien sentir…

C’est peut-être ça en fait, la crise de la quarantaine… Ce n’est pas que tu ne veux pas vieillir (hum hum), c’est que tu ne te vois pas vieillir ! Ce sont les autres qui le voient…

Mais au fond, ne dit-on pas que l’âge est dans la tête ?

Je vous laisse méditer ça. J’ai des heures à pointer !

IL COURT, IL COURT, LE FURET…

Je m’étais promis d’être assidue sur ce blog… Un article par semaine, au minimum… Et puis, bam, le temps passe, le boulot déborde, les enfants sont en vacances et tu veux profiter d’eux entre deux dossiers et deux lessives… La vie, quoi… Bref, j’ai raté deux semaines et j’ai passé mon temps à courir.

COURIR ? QUI PARLE DE COURIR ?

Moi, c’est après le temps que je cours. Mais Speedy Papa et Running Tonton, eux, ils courent tout court… Oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, ils courent parce qu’ils aiment ça !! Et le pire, c’est que ce ne sont pas les seuls à souffrir de ce virus hautement contagieux et véritablement addictif. Mes copines courent, mes potes courent, 1 km, 5 km, 10 km, 21,1 km voire 85 km !!! Il y en a pour tous les goûts. C’est la folie !

ON PEUT MARCHER AUSSI, NON ?

Ce matin encore, en ce joli 1er mai férié, synonyme pour moi de grasse matinée, Speedy Papa est au taquet. Debout en deux temps trois mouvements, les baskets aux pieds en dix secondes chrono, il me lance : « Je vais courir. Tu viens avec moi ? » Euh… Tu ne voudrais pas qu’on fasse un brunch plutôt ?! Ma couette est tellement confortable que je me tourne illico presto, refermant les yeux avec empressement. « Pff, tu n’as vraiment pas le goût de l’effort ! » Quoi ? Mais je ne te permets pas. Non mais, j’ai même déjà fini avec brio deux Ironman ! Accouchement n°1 et accouchement n°2, ça te parle ?!! J’ai largement gagné le droit de profiter de mes grasses matinées. Quoi, c’était il y a longtemps ??

OK, bien plus longtemps que son premier semi-marathon, j’avoue… Et j’avoue aussi avoir été super fière de le voir franchir la ligne d’arrivée, frais comme un gardon (ou presque) et beau comme Apollon. Ça m’a presque donné envie de m’y mettre… Non, j’déconne !

Running Tonton, lui, il est carrément parti à Madère pour courir. 85 km, des vacances qu’il a dit ! Une autre façon de découvrir les beaux paysages de cette île portugaise ! Euh… Ouais… Why not ? Mais sans moi… Je vous rejoins pour l’apéro autour d’un bon mojito… Et c’est pas faute d’être impressionnée par cette performance hors norme. C’est dingue ce que Running Tonton a fait ! Un véritable dépassement de soi, un truc de fou ! Ça m’a presque donné envie de … partir visiter Madère !!

De vous à moi, amis coureurs, … POURQUOI ?????

Allez, je vous laisse, il fait beau, il fait chaud, je vais en profiter pour aller… bouquiner sur un transat !! Ah ah !!


UNE VIE DE CHIEN…

La semaine dernière, j’ai repris une activité salariée en plus de mon activité en freelance. Au début, les enfants ont un peu fait la tête, leur quotidien allant être légèrement chamboulé : « Ouais, tu te rends compte, on va devoir se lever une heure plus tôt !!!! Ô misère, ça va être l’enfer ». Mais en fin de compte tout s’est bien passé, et c’est plutôt notre vieux Jack Russel qui a du mal avec ce changement… Il vous raconte…

Une attente interminable

Le soleil commence déjà à disparaître à l’horizon et moi je suis toujours là, la vessie pleine à craquer, et la vision brouillée par l’ennui… Ces journées interminables donnent tout leur sens à l’expression avoir une vie de chien, parce que franchement, là, moi, je n’en peux plus… Je suis au bord du burn-out canin. 

Ah mais qu’est-ce que j’entends. Ce bruit de moteur, là, je le reconnais, mais oui, ça y est, les voilà… Youpi ! Youpi ! Je vais enfin pouvoir aller faire pipi ! À chaque fois c’est pareil, ils ouvrent la porte et trouvent ça trop mignon que je leur fasse des « fêtes ». Quelles fêtes ? Sans rire, vous croyez vraiment ça, vous les humains ? Non, parce que là il va falloir redescendre tout de suite de votre petit nuage. Si nous, les chiens, sommes si excités le soir quand vous daignez enfin rentrer, ce n’est pas du tout pour célébrer le dieu vivant que vous croyez être. Vous avez beau agiter sous notre truffe des chaussures aux délicieuses senteurs, vous n’en restez pas moins un banal humain… Non, vraiment, si on remue aussi vite notre queue en faisant de petits sauts en rond, c’est juste qu’on veut… aller faire pipi… le plus rapidement possible. Oui, juste ça. Et si en plus on peut profiter de la balade assistée, alors là, c’est la croquette sur la pâtée !! Balade assistée ? Ah oui, ça aussi il faut que je vous l’explique… Décidément, vous n’êtes au courant de rien. Donc je disais, la balade assistée, c’est comme la conduite accompagnée. Tu croix que tu peux te la péter au volant de la super voiture garée devant chez toi, sauf que, en fait, non. Non, parce que tu dois trimballer ton père ou ta mère à côté de toi, et que du coup, c’est vachement moins fun. Bref, pour nous c’est pareil, on a enfin le droit de sortir du fameux périmètre de sécurité du jardin, mais avec un fil qui te raccroche perpétuellement à l’humain qui te sert de superviseur. Et les pires, dans ces laisses, ce sont celles qui t’apportent un peu d’illusion, de la poudre de perlimpinpin, comme dirait vous savez qui ! Tu es là, tranquille, en train de laisser des messages subtils à tes potes, tu as l’impression d’être libre de tes mouvements, et d’un coup tu sens qu’un message attend une réponse méga urgente, alors tu donnes tout ce que tu as, tu piques un sprint, le sourire aux babines, et tu te retrouves comme un abruti, étranglé et tiré en arrière par ce fichu fil qui n’a jamais la même taille et qui te rappelle brusquement la triste réalité des choses. Non, tu n’es pas libre… Enfin, pas tout à fait…

Retrouvailles !

Oh joie, la voiture se gare dans l’allée, la délivrance est proche !

« Ça me saoule ! De toute façon, je les ferai pas ces devoirs. C’est bon, quoi ! J’ai déjà travaillé toute la journée.  

  • Ah, commence pas, hein, moi aussi j’ai eu ma dose.
  • Ouais, mais toi, quand tu rentres, t’es tranquille, t’as plus rien à faire. Nous, on doit encore travailler. Toujours travailler !
  • Ouais, j’suis d’accord, c’est pas une vie. Franchement, ça craint.
  • Vous êtes sérieux tous les deux ? Vraiment ? Et qui c’est qui va vous faire à manger ? – OK, la plupart du temps c’est Speedy Papa – Vous faire réciter vos leçons que vous ne saurez qu’à la dixième reprise et encore ? Vraiment vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez !!! »

OK, je vois. Pour la pause pipi, c’est mort. C’est comme si je n’existais pas ce soir. J’ai beau leur tourner autour en remuant la queue, comme j’ai appris à le faire pour les faire sourire, aujourd’hui ils n’en ont rien à faire… Eh ! Oh ! Ce ne sont pas des devoirs ni à manger que j’ai à faire, moi, juste pipi. Ouh, ouh ! Vous comprenez ? 

« Arrête Speedy Dog. C’est bon là, tu nous saoules. Qu’est-ce que tu veux encore ? »

Encore ? ENCORE ? Et oh, j’ai rien demandé, moi, je suis là à m’ennuyer ferme depuis le lever du soleil ou presque, je peux quand même aller faire mes besoins somme toute naturels, non ? Ah, ça y est, Mademoiselle Zen et Mister Video Game ont compris, ils m’ouvrent la porte. Cool ! Ah ! Non. En fait, pas de laisse en vue. Bye bye la balade…

Quand Speedy Maman travaillait exclusivement à la maison, je la suivais partout. Enfin, surtout jusqu’au radiateur de son bureau… Je pouvais aller et venir à ma guise, un petit regard en coin accompagné d’un wouf et j’avais accès au jardin. Re wouf et je rejoignais la douce chaleur du poêle à bois… Et même, parfois, quand elle n’avait pas trop de boulot et qu’il faisait beau et chaud (Speedy Maman est frileuse) j’avais droit à une petite balade. Pour la peine, c’est décidé, ce soir, je boude… Oh le plateau de fromages !!! Allez sans rancune, je ferai la tête demain !!!

ASCENSEUR ÉMOTIONNEL

Le réveil sonne, il est 6 h, j’ai encore sommeil et dehors il pleut des cordes. La loose quoi… Et pourtant, dans ma poitrine, mon cœur bat la chamade et mon visage est illuminé par un grand sourire. Lundi, Mademoiselle Zen avait rendez-vous avec son chirurgien. Oui, oui, le sien, perso (enfin presque…). Faut dire qu’à force de côtoyer les hôpitaux, les cabinets de radiologie, les salles d’attente des prothésistes et des kinésithérapeutes, et ce depuis son plus jeune âge, Mademoiselle Zen est devenue familière avec le personnel hospitalier. À tel point qu’elle avait même prévu un poisson à coller dans le dos du chirurgien en ce premier avril. Elle a de l’humour notre fille, on l’a toujours su…

Il était une fois…

Elle avait déjà prévu une petite blagounette le jour de sa naissance : « Hey, salut papa, bonjour maman, je commençais à tourner en rond dans mon bocal, alors j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains pour enfin découvrir la tronche que vous avez ! Quoi, c’est pas encore l’heure ? 6 semaines de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change ? » Et pour un peu plus ménager le suspense, et qu’ainsi on ne puisse pas voir immédiatement sa petite tête toute ronde, elle a fait une entrée fracassante… par le siège !!! Résultat, 3 jours de couveuse pour que Mademoiselle Zen maintienne sa température et, surtout, puisse déplier ses jambes… 10 jours plus tard, la pédiatre nous explique que Mademoiselle Zen s’étant développée tout le long de la grossesse en étant complètement repliée sur elle-même (les pieds en face du nez, vous visualisez ?!), « il serait bien de faire une échographie pour contrôler tout ça… » Résultat, dysplasie de la hanche droite et mise en place pour 2 mois d’un objet de torture « lange câlin » (les orthoprothésistes aussi ont beaucoup d’humour !) pour tenter de remodeler la hanche. Échec… Échec qui nous a conduits de cabinets de radiologie en consultations de chirurgie orthopédique, pour finir, un beau matin de juin, par une grosse opération de la hanche suivie de 8 semaines de plâtre. Ouf ! Tout s’est bien passé, on va pouvoir respirer et Mademoiselle Zen va pouvoir retrouver l’innocence enfantine…

Et ça continue encore et encore…

Et elle a pu, de 5 à 11 ans… Jusqu’à ce que la pédiatre détecte une petite bosse dans son dos… « Il va falloir faire une radio pour contrôler ça… » Le cauchemar recommence et le verdict tombe… SCOLIOSE… « Rien à voir avec la dysplasie », nous affirme le chirurgien. La scoliose est une maladie qui entraine une déviation de la colonne vertébrale dans les trois plans de l’espace. Elle peut être héréditaire, mais le plus souvent elle est idiopathique, c’est-à-dire sans cause trouvée. Bref, on ne connait pas encore très bien cette maladie qui pourrit pourtant la vie à de nombreux enfants et adolescents.  

Chez Mademoiselle Zen, la scoliose est double, sa colonne à la forme d’un S si vous préférez. Nous voilà repartis pour un tour. Radios, rendez-vous à l’hôpital, angoisse, stress, peur, annonce du port du corset… Corset qui devra être porté 22 heures sur 24 ! Pleurs, colère, pleurs, déprime, pleurs, on ne va pas s’en sortir… L’hôpital rentre à nouveau dans notre quotidien et l’agenda se noircit de rendez-vous médicaux : orthoprothésiste, radios, kiné, chirurgien… Le corset fait le job, mais en contrepartie Mademoiselle Zen souffre. Elle a peur, tout le temps, sa peau est tellement irritée qu’elle saigne par endroit. Des adaptations du corset s’imposent, on glisse des mousses, on colle des pansements, on retend les sangles et Mademoiselle Zen encaisse. Sa force mentale ferait presque passer Maître Yoda pour un jeune padawan ! Elle ne lâche rien et porte courageusement son corset (affectueusement surnommé Malabar) chaque jour et chaque nuit qui passe.  

Et puis, en janvier, nouveau coup de massue. Malgré ce port consciencieux du corset, la scoliose s’aggrave… beaucoup… On nous parle d’opération… Je prends des actions chez Kleenex… J’en veux à la terre entière, je sombre… Mademoiselle Zen pleure, beaucoup, claque des portes, violemment, puis ravale ses larmes et sa colère. Malabar a pris quelques coups de pied, mais est de retour sur son dos et l’accompagne toujours 22 heures sur 24.

Le printemps revient toujours…

Arrivent le 1er avril et un nouveau rendez-vous avec notre chirurgien préféré. Nouvelle nuit d’angoisse et d’insomnie avant d’affronter un nouveau verdict. Mademoiselle Zen passe la radio. Ça nous semble un peu mieux… Le chirurgien sort son rapporteur, ses règles, observe, calcule, recalcule, demande à voir la précédente et nous lance : « Je ne comprends plus rien avec vous ! C’est fou ! On ne peut jamais rien prévoir avec ta scoliose Mademoiselle ! » Quoi ? Ça s’est encore aggravé ? L’opération doit être faite en urgence ?

Rien de tout ça. La scoliose a régressé !! Elle est passée de 47° à 37° au milieu du dos, de 34° à 20° en bas du dos, et même si pour se faire elle a créé une troisième courbure en haut du dos, ces trois courbures s’équilibrent et c’est une très bonne nouvelle !! La croissance de Mademoiselle Zen étant terminée, le corset va pouvoir progressivement être enlevé d’ici début juillet. Tout n’est pas gagné, jamais avec une scoliose, mais c’est inespéré ! Mademoiselle Zen n’arrive pas à y croire… Elle pense à un mauvais poisson d’avril. Les cœurs de Speedy Papa, Mister Video Game et moi dansent la samba !

En avril, ne te découvre pas d’un fil, en juillet dit au revoir au corset !!!

UN SAMEDI AU BORD DU STADE

Je ne vous l’ai peut-être pas encore dit, mais mon petit Mister Video Game n’est pas qu’un fan de jeux vidéo. Il est aussi très sportif et, cette année, c’est dans le baseball qu’il a eu envie de se dépasser. Et par chance, parce qu’il faut bien avouer que ce n’est pas courant, il y a un club près de chez nous. Youhou ! Un petit goût des States tous les samedis, j’adore l’idée ! Et la tenue est juste super chouette ! Bref, je suis à fond !!!!

GO, GO, GO !

Après quelques tournois en intérieur cet hiver histoire de bien intégrer les règles (Mister Video Game est au top, pour moi c’est… en cours), la saison a été officiellement lancée ce samedi 23 mars.

Vendredi midi, je profite de la pause déjeuner pour vérifier le lieu et l’horaire du match : 11 h, à 25 minutes de la maison. Parfait ! Décidément, j’adore ce sport. C’était sans compter le petit message sournois qui atterri en toute discrétion dans ta boîte mail en début de soirée : « RV demain matin à 9 h sur place pour installer la zone de jeu, définir le line-up, et l’échauffement… Début du 1er match à 11 h et du deuxième à 13 h » WHAT !!! Mais moi à 9 h le samedi matin je suis encore tranquilou en pilou pilou !!! Ô rage ô désespoir, adieu la grasse mat’ ! Et puis, on dirait que ça va durer la journée entière, et Mademoiselle Zen a des devoirs (vous connaissez l’histoire, on ne va pas revenir dessus, hein…) et puis et puis… Ça y est, j’hyper ventile (je suis bonne pour un cheveu blanc de plus, lol)… Je jette alors un coup d’œil de biche larmoyant à Speedy Papa qui, tel l’homme idéal, est prêt à se sacrifier pour sa patrie la tranquillité de sa soirée ! Marché conclu, Speedy Papa et Mister Video Game partiront devant et Mademoiselle Zen et moi arriverons pour le début du match à 11 h en ayant prévu le ravitaillement.  

ALLEZ LES WISPS ! EUH LES CUBS !!!

Et nous voilà fraiches comme la rosée du matin à la recherche d’une petite place où poser notre plaid au bord du stade. Un doute m’assaille alors, je ne vois que des joueurs en bleu de notre côté du banc alors que l’équipe de Mister Video Game est toujours en rouge… Me serais-je trompée de stade ?! Que nenni, je n’avais seulement pas encore compris qu’aujourd’hui l’équipe des WISPS (en rouge) allait compléter l’équipe des CUBS (en bleu) dans le cadre de l’entente entre les deux clubs.

Le match commence et je m’époumone « ALLEZ LES CUBS !!!! VAS-Y MON LOULOU !!! GO GO GO !!! » Mademoiselle Zen a honte… Super honte ! Elle est toute rouge et me lance des regards noirs. M’en fous, je suis en super forme !!!

C’EST QUAND MÊME SUPER LONG UN MATCH DE BASEBALL… ALORS DEUX !

Le temps passe. Midi. Ça joue toujours, je crie toujours. 13 h. On y est encore, j’ai envie de mon jambon/beurre. 13 h 30. On ne devrait pas avoir attaqué le match retour là ? Eh ben non ! Le premier n’est pas terminé. Ah la la ! 13 h 40. GAME OVER ! Merci l’arbitre ! Je vous aime !!! Presque autant que mon paquet de chips !

Et si on comptait les pâquerettes ?!

Une demi-heure de pause et c’est reparti pour le deuxième match !! GO, Go, go… Heureusement, il fait super beau ! Mademoiselle Zen lit un magazine, calcule la surface du stade en faisant le tour du terrain… Et finit par me dire : « la semaine prochaine, c’est sans moi… » OK, je note. Speedy Papa surenchérit en précisant que vu qu’il a fait l’ouverture cette semaine, il sera d’après-midi samedi prochain… OK, je programme le réveil…

Le deuxième match se termine. Mister Video Game a perdu ses deux matches, mais à voir le sourire qui illumine son visage, ce n’est pas ça qui va le faire renoncer ! Au contraire ! Il a déjà hâte d’être à samedi prochain pour prendre la revanche !!! Et puis, nous glisse-t-il en toute humilité, j’ai marqué tous les points que je devais marquer, j’ai fait le job, on peut presque dire que j’ai été l’homme du match ! Et sinon, ça va tes chevilles ?!

Sinon, on fait quoi pour la planète ?

La nature est tellement belle !

En ce jour de Marche Mondiale pour le Climat, j’ai envie de vous parler de ce sujet qui me tient à cœur et qui, finalement, nous concerne tous : l’avenir de notre planète. Parce que, ouais, je ne suis pas sûre que l’on s’en rende bien compte, mais on n’en a qu’une seule… de planète Terre. Et elle n’est pas au top de sa forme la mémère… Alors, maintenant qu’on sait, on fait quoi ? Bon, j’avoue que je suis la première à avoir particulièrement apprécié la grande douceur et le beau soleil que l’on a eus pendant les vacances de février. En tant qu’adoratrice inconditionnelle de l’été, je me suis même surprise à penser que, tout compte fait, il était plutôt cool ce réchauffement climatique !

Help !

Et puis j’ai regardé mon cerisier, mes framboisiers et mes groseilliers qui commençaient déjà à bourgeonner et j’ai eu de la peine pour eux (et pour être tout à fait franche pour mes futures non-récoltes… une gelée peut vite arriver en… février). J’ai aussi repensé à toutes les abeilles que j’ai retrouvées mortes sur ma terrasse, l’été dernier, et je me suis dit qu’à ce rythme on allait droit à notre perte tels les dinosaures à l’ère du Crétacé… Mais qu’au contraire de ces majestueux mastodontes, on avait évolué et, surtout, qu’on était doté de réflexion, qu’on avait le pouvoir (même minime) de faire bouger les choses…

Mais que faire ? Par où commencer ?

La tâche semble tellement irréalisable, difficile, impossible… Et ce n’est pas en passant à proximité des usines de Feyzin un jour de pic de pollution que vous allez être encouragé dans votre lutte. Parce que, oui, vous, vous aurez respecté la réduction de votre vitesse pour cause de pollution (avouez que vous avez peur de vous faire flasher !!!), mais les immenses cheminées qui crachent leur poison sans le moindre égard pour vos pauvres poumons, n’auront pas, elles, réduit leur cadence… Les Lyonnais comprendront…

Ce n’est pas non plus en vous promenant en pleine campagne et en constatant avec effroi les litres de pesticides, herbicides, insecticides, oserais-je dire « planéticides », déversés très régulièrement dans les champs que vous allez muscler votre confiance en l’avenir de notre planète et dans le fait que l’on puisse vraiment changer les choses. J’avoue que tout ça me désespère, me révolte, m’exaspère, mais j’ai une conscience et deux enfants… Et c’est pour eux que j’ai envie d’essayer, de ne pas abandonner avant d’avoir au moins tenté quelque chose.

Ne dit-on pas que les petits ruisseaux font de grandes rivières ?

Les épluchures ? Hop, au compost !

Alors concrètement on fait quoi pour la planète chez Speedy Maman et Cie ? Eh bien, on fait des petites choses toutes simples, mais auxquelles il faut penser ! On éteint les lumières quand on sort des pièces, on ne laisse pas couler l’eau quand on se lave les dents ni pendant que l’on se douche. On se mouille, on éteint l’eau, on se lave, on se rince. Simple, basique comme dirait Orelsan. On essaye aussi de réduire nos déchets. Bon, soyons honnête, au départ on a fait ça surtout pour ne pas payer de hors forfait sur notre facture de ramassage des ordures ménagères qui chez nous se fait à la levée et dans des conditions un peu… particulières… Cette réduction est passée par la mise en place d’un compost au fond du jardin, à côté de la cabane de Francis ! Lol ! On essaie aussi d’éviter d’acheter tout ce qui est emballage individuel, on va plus souvent au marché, etc. On est loin, très loin, très très loin du zéro déchet, mais on essaye de s’en approcher… un peu… comme on peut. Speedy Papa va au boulot en train, moi j’ai la chance de bosser en télétravail, mais j’emmène les enfants à l’école en voiture… En même temps, en vivant en pleine campagne, on n’a pas d’autre choix… Je suis aussi passée à la cup (ou coupe menstruelle) en lieu et place des serviettes hygiéniques et tampons. Ça a fait de la place dans ma poubelle et par la même occasion ça a changé ma vie ! Mademoiselle Zen utilise des disques démaquillants lavables pour sa routine beauté. On utilise du vinaigre blanc pour le ménage et on récupère l’eau de pluie. On rince les légumes dans une bassine et on se sert de l’eau ainsi collectée pour arroser les plantes…

Bref, on fait tout un tas de petites choses faciles au quotidien. Des petits riens qui, on l’espère, aident un peu la planète à reprendre son souffle. On pourrait sans doute faire beaucoup plus, et on y arrivera peut-être un jour. Mais ce qui compte vraiment pour moi, c’est d’avoir pris conscience des choses…

Et vous, vous faites quoi pour notre belle planète ? Quel est votre sentiment vis-à-vis de tout ça ? N’hésitez pas à partager vos astuces « préservation des ressources » avec moi, ça pourrait donner de nouvelles pistes à la Speedy Family !