UN SAMEDI AU BORD DU STADE

Je ne vous l’ai peut-être pas encore dit, mais mon petit Mister Video Game n’est pas qu’un fan de jeux vidéo. Il est aussi très sportif et, cette année, c’est dans le baseball qu’il a eu envie de se dépasser. Et par chance, parce qu’il faut bien avouer que ce n’est pas courant, il y a un club près de chez nous. Youhou ! Un petit goût des States tous les samedis, j’adore l’idée ! Et la tenue est juste super chouette ! Bref, je suis à fond !!!!

GO, GO, GO !

Après quelques tournois en intérieur cet hiver histoire de bien intégrer les règles (Mister Video Game est au top, pour moi c’est… en cours), la saison a été officiellement lancée ce samedi 23 mars.

Vendredi midi, je profite de la pause déjeuner pour vérifier le lieu et l’horaire du match : 11 h, à 25 minutes de la maison. Parfait ! Décidément, j’adore ce sport. C’était sans compter le petit message sournois qui atterri en toute discrétion dans ta boîte mail en début de soirée : « RV demain matin à 9 h sur place pour installer la zone de jeu, définir le line-up, et l’échauffement… Début du 1er match à 11 h et du deuxième à 13 h » WHAT !!! Mais moi à 9 h le samedi matin je suis encore tranquilou en pilou pilou !!! Ô rage ô désespoir, adieu la grasse mat’ ! Et puis, on dirait que ça va durer la journée entière, et Mademoiselle Zen a des devoirs (vous connaissez l’histoire, on ne va pas revenir dessus, hein…) et puis et puis… Ça y est, j’hyper ventile (je suis bonne pour un cheveu blanc de plus, lol)… Je jette alors un coup d’œil de biche larmoyant à Speedy Papa qui, tel l’homme idéal, est prêt à se sacrifier pour sa patrie la tranquillité de sa soirée ! Marché conclu, Speedy Papa et Mister Video Game partiront devant et Mademoiselle Zen et moi arriverons pour le début du match à 11 h en ayant prévu le ravitaillement.  

ALLEZ LES WISPS ! EUH LES CUBS !!!

Et nous voilà fraiches comme la rosée du matin à la recherche d’une petite place où poser notre plaid au bord du stade. Un doute m’assaille alors, je ne vois que des joueurs en bleu de notre côté du banc alors que l’équipe de Mister Video Game est toujours en rouge… Me serais-je trompée de stade ?! Que nenni, je n’avais seulement pas encore compris qu’aujourd’hui l’équipe des WISPS (en rouge) allait compléter l’équipe des CUBS (en bleu) dans le cadre de l’entente entre les deux clubs.

Le match commence et je m’époumone « ALLEZ LES CUBS !!!! VAS-Y MON LOULOU !!! GO GO GO !!! » Mademoiselle Zen a honte… Super honte ! Elle est toute rouge et me lance des regards noirs. M’en fous, je suis en super forme !!!

C’EST QUAND MÊME SUPER LONG UN MATCH DE BASEBALL… ALORS DEUX !

Le temps passe. Midi. Ça joue toujours, je crie toujours. 13 h. On y est encore, j’ai envie de mon jambon/beurre. 13 h 30. On ne devrait pas avoir attaqué le match retour là ? Eh ben non ! Le premier n’est pas terminé. Ah la la ! 13 h 40. GAME OVER ! Merci l’arbitre ! Je vous aime !!! Presque autant que mon paquet de chips !

Et si on comptait les pâquerettes ?!

Une demi-heure de pause et c’est reparti pour le deuxième match !! GO, Go, go… Heureusement, il fait super beau ! Mademoiselle Zen lit un magazine, calcule la surface du stade en faisant le tour du terrain… Et finit par me dire : « la semaine prochaine, c’est sans moi… » OK, je note. Speedy Papa surenchérit en précisant que vu qu’il a fait l’ouverture cette semaine, il sera d’après-midi samedi prochain… OK, je programme le réveil…

Le deuxième match se termine. Mister Video Game a perdu ses deux matches, mais à voir le sourire qui illumine son visage, ce n’est pas ça qui va le faire renoncer ! Au contraire ! Il a déjà hâte d’être à samedi prochain pour prendre la revanche !!! Et puis, nous glisse-t-il en toute humilité, j’ai marqué tous les points que je devais marquer, j’ai fait le job, on peut presque dire que j’ai été l’homme du match ! Et sinon, ça va tes chevilles ?!

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Sinon, on fait quoi pour la planète ?

La nature est tellement belle !

En ce jour de Marche Mondiale pour le Climat, j’ai envie de vous parler de ce sujet qui me tient à cœur et qui, finalement, nous concerne tous : l’avenir de notre planète. Parce que, ouais, je ne suis pas sûre que l’on s’en rende bien compte, mais on n’en a qu’une seule… de planète Terre. Et elle n’est pas au top de sa forme la mémère… Alors, maintenant qu’on sait, on fait quoi ? Bon, j’avoue que je suis la première à avoir particulièrement apprécié la grande douceur et le beau soleil que l’on a eus pendant les vacances de février. En tant qu’adoratrice inconditionnelle de l’été, je me suis même surprise à penser que, tout compte fait, il était plutôt cool ce réchauffement climatique !

Help !

Et puis j’ai regardé mon cerisier, mes framboisiers et mes groseilliers qui commençaient déjà à bourgeonner et j’ai eu de la peine pour eux (et pour être tout à fait franche pour mes futures non-récoltes… une gelée peut vite arriver en… février). J’ai aussi repensé à toutes les abeilles que j’ai retrouvées mortes sur ma terrasse, l’été dernier, et je me suis dit qu’à ce rythme on allait droit à notre perte tels les dinosaures à l’ère du Crétacé… Mais qu’au contraire de ces majestueux mastodontes, on avait évolué et, surtout, qu’on était doté de réflexion, qu’on avait le pouvoir (même minime) de faire bouger les choses…

Mais que faire ? Par où commencer ?

La tâche semble tellement irréalisable, difficile, impossible… Et ce n’est pas en passant à proximité des usines de Feyzin un jour de pic de pollution que vous allez être encouragé dans votre lutte. Parce que, oui, vous, vous aurez respecté la réduction de votre vitesse pour cause de pollution (avouez que vous avez peur de vous faire flasher !!!), mais les immenses cheminées qui crachent leur poison sans le moindre égard pour vos pauvres poumons, n’auront pas, elles, réduit leur cadence… Les Lyonnais comprendront…

Ce n’est pas non plus en vous promenant en pleine campagne et en constatant avec effroi les litres de pesticides, herbicides, insecticides, oserais-je dire « planéticides », déversés très régulièrement dans les champs que vous allez muscler votre confiance en l’avenir de notre planète et dans le fait que l’on puisse vraiment changer les choses. J’avoue que tout ça me désespère, me révolte, m’exaspère, mais j’ai une conscience et deux enfants… Et c’est pour eux que j’ai envie d’essayer, de ne pas abandonner avant d’avoir au moins tenté quelque chose.

Ne dit-on pas que les petits ruisseaux font de grandes rivières ?

Les épluchures ? Hop, au compost !

Alors concrètement on fait quoi pour la planète chez Speedy Maman et Cie ? Eh bien, on fait des petites choses toutes simples, mais auxquelles il faut penser ! On éteint les lumières quand on sort des pièces, on ne laisse pas couler l’eau quand on se lave les dents ni pendant que l’on se douche. On se mouille, on éteint l’eau, on se lave, on se rince. Simple, basique comme dirait Orelsan. On essaye aussi de réduire nos déchets. Bon, soyons honnête, au départ on a fait ça surtout pour ne pas payer de hors forfait sur notre facture de ramassage des ordures ménagères qui chez nous se fait à la levée et dans des conditions un peu… particulières… Cette réduction est passée par la mise en place d’un compost au fond du jardin, à côté de la cabane de Francis ! Lol ! On essaie aussi d’éviter d’acheter tout ce qui est emballage individuel, on va plus souvent au marché, etc. On est loin, très loin, très très loin du zéro déchet, mais on essaye de s’en approcher… un peu… comme on peut. Speedy Papa va au boulot en train, moi j’ai la chance de bosser en télétravail, mais j’emmène les enfants à l’école en voiture… En même temps, en vivant en pleine campagne, on n’a pas d’autre choix… Je suis aussi passée à la cup (ou coupe menstruelle) en lieu et place des serviettes hygiéniques et tampons. Ça a fait de la place dans ma poubelle et par la même occasion ça a changé ma vie ! Mademoiselle Zen utilise des disques démaquillants lavables pour sa routine beauté. On utilise du vinaigre blanc pour le ménage et on récupère l’eau de pluie. On rince les légumes dans une bassine et on se sert de l’eau ainsi collectée pour arroser les plantes…

Bref, on fait tout un tas de petites choses faciles au quotidien. Des petits riens qui, on l’espère, aident un peu la planète à reprendre son souffle. On pourrait sans doute faire beaucoup plus, et on y arrivera peut-être un jour. Mais ce qui compte vraiment pour moi, c’est d’avoir pris conscience des choses…

Et vous, vous faites quoi pour notre belle planète ? Quel est votre sentiment vis-à-vis de tout ça ? N’hésitez pas à partager vos astuces « préservation des ressources » avec moi, ça pourrait donner de nouvelles pistes à la Speedy Family !

GRATIN DE PATATES DOUCES

Qu’est-ce qu’on mange ?

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai — on a — entendu cette question… Car oui, je suis super chanceuse, Speedy Papa aime vraiment cuisiner et il le fait très bien ! À la maison, on a donc une répartition des tâches super équitable. En général, il s’occupe du plat principal et je me charge de l’entrée et du dessert ! Elle est pas belle la vie ! Mais rien n’est figé et, en l’occurrence, c’est plus souvent moi qui prépare la recette que je vous propose aujourd’hui…

Qu’est-ce que la patate douce ?

La patate douce est une plante vivace de la famille des convolvulacées très répandue dans les régions tropicales et subtropicales où on la cultive pour ses tubercules comestibles. Proche de la pomme de terre, elle a pourtant une composition différente. En effet, la patate douce contient 50 % de fibres de plus que la pomme de terre et son index glycémique est beaucoup plus bas. Elle est de plus riche en vitamine A, B6, B9 et C. Pas mal, non ? Il en existe plusieurs sortes. Celle à la chair orange a un goût qui se rapproche de la carotte, celle à la peau blanche a un goût faisant penser à la châtaigne. À vous de choisir ce que vous préférez.

La saison de la patate douce s’étend d’octobre à mars. Vous êtes donc encore dans les temps pour goûter à ce plat que j’affectionne tout particulièrement et que je fais très régulièrement.

Liste des ingrédients :

Pour 4 personnes, il vous faudra :

  • 1 gousse d’ail
  • 30 cl de crème fraiche épaisse
  • 1 grosse pincée de piment en poudre ou en flocons
  • 2 brins de romarin
  • 1 kg de patates douces
  • Sel et poivre

En cuisine !

Cette recette est très simple et accompagne divinement bien un rôti, un pain de viande ou un poulet rôti.

Il vous faudra en premier lieu préchauffer le four à 190 °C (therm. 6-7).

@Speedy Maman et Cie

Ensuite, vous écraserez l’ail avant de le déposer dans une casserole avec la crème fraiche, une pincée de noix de muscade, le piment et le romarin. N’oubliez pas de saler et de poivrer. Portez à ébullition et retirez du feu aux premiers bouillons.

@Speedy Maman et Cie

Une fois cette étape réalisée, vous allez vous atteler au pelage et découpage des patates douces. Celles-ci sont très dures à trancher. Si vous avez, servez-vous d’une mandoline (attention aux doigts !) ou d’un robot pour les découper en rondelles fines et régulières.

@Speedy Maman et Cie

Disposez-les ensuite en couches successives dans un plat à gratin profond. Versez la crème épicée par-dessus. Enfournez et laissez cuire environ 40 minutes, jusqu’à ce que les patates soient tendres et que la surface du gratin soit bien dorée.

Bon appétit !!!

Faut y retourner !

Je ne vais pas vous mentir, après deux semaines de grasses mat’ et de réveils entre 9 et 10 h, je savais pertinemment que mes monstres allaient avoir beaucoup un peu de mal à se lever en ce matin de reprise d’école…

C’est donc avec une extrême délicatesse et beaucoup de douceur que j’ai susurré à l’oreille de Mademoiselle Zen : « Ma Chérie ! C’est l’heure. Il faut te lever ! » « Hum ?! Va-t’en !!! » Ouf, ça a été, c’est vrai, quoi, ça aurait pu être pire… « Allez, allez, il faut vraiment que tu te lèves là… » La pré ado enfin levée, bien que les yeux encore très ensommeillés, se dirige lentement, très lentement, trop lentement vers la salle de bains. Yes ! Et d’une… Au tour de Mister Video Game. « Coucou, mon Trésor, il… » Bam ! Un oreiller s’écrase violemment contre ma tête. Je bats en retraite dans le couloir où je vois passer un enfant ébouriffé, marchant tel un fantôme sans me jeter le moindre regard. La porte des toilettes claque, mes cheveux volent… Petites fleurs et cœurs autour de moi… Ça va bien se passer !

Étape 1 : check ! Timing : OK ! On est large !

Et puis, sans savoir pourquoi, ça part en cacahuète…

Une queue de cheval qui fait des bosses et qui joue les rebelles, une brosse qui vole, un tee-shirt qui s’évertue à être mis à l’envers, une chaussette égarée (sans doute un divorce post-machine à laver…)… Youhou, on s’amuse comme des fous, et moi, je bous !

Étape 2 : en cours ! Timing : qui commence à transpirer ! On est encore bon…

« Allez ! Dépêchez-vous un peu ! Vous voulez quoi pour le petit déjeuner ? » Silence… « J’ai pas faim. Euh, en fait, si. Tu me fais du pain grillé ? T’as sorti le cacao ? Il est où le miel ? Ya plus de fromage blanc ? J’ai pas envie d’aller à l’école ! Elle a pas un goût bizarre cette confiture ? Tu peux me passer le beurre ? » Et vous ! Vous pouvez vous BOUGER !!!!

Et bim ! Une tartine sur la chaise… Et bam ! Le jus de fruit qui dégouline sur la table… Et mer…credi ! On a retrouvé le pot de fromage blanc qui vient d’exploser lamentablement sur le carrelage ! Pu…rée ! Mais c’est pas possible !!!! Vous ne pouvez pas faire un peu attention !!! Vous avez quel âge ?! Dégagez-moi de là !!!! Montez vous laver les dents et plus vite que ça !!!!

Étape 3 : no comment… Timing : c’est mort… On va être juste !

C’EST BON ? VOUS ÊTES PRÊTS ? ON SE MAGNE !!! On va être en retard !!!

« Quoi ton cartable ? » « Ben, il est où ? » Inspire, expire, inspire, expire… Cartables et enfants chargés, seconde vitesse enclenchée, Rihanna à fond pour nous motiver (we found love in a hopeless place…), ça va aller !

Et on y est arrivé ! La collégienne et l’écolier ont été déposés dans les délais et moi, il ne me reste plus qu’à tout ranger avant de me mettre à travailler ! Allez, courage, le plus dur est passé…

Un cheveu dans le potage…

Pour tout vous avouer, je n’étais pas prête. J’étais là, tranquille dans la salle de bains, à me préparer pour aller me coucher, quand soudain, au détour d’un coup de brosse, il est apparu. Horreur, terreur, effroi ! Étant myope comme une taupe en fin de vie, j’ai d’abord cru à un mirage ou à une blague de mon miroir… Mais que nenni, les lunettes sur les yeux et le nez collé à la glace, il était toujours là, tapi, sournois, au-dessus de ma tempe droite… Lui, c’est un p… de cheveu blanc, et si dans ma tête j’ai toujours 25 ans, sur ma tête, mes cheveux, eux, ont bien 38 ans !  

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh

J’appelle à la rescousse Speedy Papa qui, déjà à moitié dans les bras de Morphée, pousse un grognement pâteux à vous faire comprendre que ce n’est pas le moment. C’est mal me connaître… Je ne lâche pas l’affaire si facilement et c’est la tête dans le pâté que ma chère moitié déboule à mes côtés. « Qu’est-ce que t’as à crier comme ça ? T’as vu l’heure ? Tu vas réveiller tout le monde ! » M’en fiche de l’heure, ce que j’en sais c’est qu’elle est grave. Ma chevelure est au plus mal… « Bon, tu as trois cheveux blancs qui se courent après. On ne va pas en faire tout un plat. Moi, je vais me recoucher. » Et il me laisse en plan, seule face à mon désespoir et à ma superficialité. Je suis prise de sueurs, froides, chaudes, merde voilà qu’arrive aussi la ménopause !

@Speedy Maman et Cie

La nuit porte conseil… ou pas

Le lendemain matin, le bol de céréales à peine avalé, j’interroge Mademoiselle Zen. Elle seule saura me rassurer. « Un, deux, trois, quatre, cinq, euh… six, euh… sept, euh… Ouais, ben en fait, t’en as pas qu’un seul, mais ça va, ils sont dessous, on les voit pas trop. » Ô misère ! Mister Video Game, voyant mon regard affolé, cherche à me réconforter : « Tu sais, c’est pas ta faute, maman, si tu deviens vieille ! » On saluera l’intention…

Paranoïa

 Je vire parano, je suis sûre qu’on ne voit que ça. Le sourire de la boulangère, un clin d’œil entendu, le regard de la mère d’un copain des enfants, elle les voit elle aussi, c’est sûr ! Ça y est, je bascule inexorablement du côté obscur de la force… de l’âge ! Reste à savoir comment gérer la crise capillaire.

Trois solutions s’offrent à moi :

  1. Vivre éternellement avec un chapeau, bonnet, capuche, casquette… Pas super pratique. Et niveau look, on a connu mieux.
  2. Faire une coloration. Oui, mais laquelle ? Chocolat ganache, chocolat glacé, châtain craquant, brownie, expresso glacé ? J’ai l’impression de me reconvertir en pâtissière/chocolatière ! Et puis, si ça ne me plaisait pas ?!
  3. Assumer. Il paraît que c’est tendance… Mouais, j’ai un petit doute…

Bref, il va falloir que je prenne le temps de digérer cet affront à ma jeunesse éternelle, moi qui me pensais intemporelle… Et vous ? Vous l’avez pris comment votre premier cheveu blanc ?

Un après-midi au Moyen Âge !

Une plongée dans l’Histoire…

Oyez, oyez, braves gens ! Les vacances de février sont arrivées ! Il fait beau, il fait chaud – même si je ne suis pas sûre que l’on puisse réellement se réjouir de ces températures printanières en hiver, mais bon, on prend —, profitons-en pour aller nous dégourdir les jambes. Et quoi de mieux pour sortir du train-train quotidien que de marcher dans les pas des chevaliers et des gentes dames du Moyen Âge.

Pérouges

Bienvenue à Pérouges ! Petite bourgade aindinoise restée figée à l’époque médiévale.

Perdre la notion du temps dans les ruelles de Pérouges…

Après une petite heure de route ponctuée du classique « c’est quand qu’on arrive ? », nous voilà en approche du charmant village. Mademoiselle Zen et Mister Video Game étant sujets au mal des transports, le moindre petit déplacement en voiture est cause de sueurs froides, un vomito est vite arrivé ! Pas de souci pour cette fois, nous voici arrivés sains et propres. Et là, BAM, plongée directe dans l’histoire (monétaire…) de France ! Pour avoir le droit de parquer votre carriole du 21e siècle au pied de la cité médiévale, il va vous falloir vous acquitter des fameux Droits de banalité qui, comme chacun sait, sont dans le système féodal les taxes permettant aux villageois d’utiliser les installations techniques (moulins, fours, et donc parkings) mises à disposition et entretenues par le Seigneur. Ils avaient déjà un sacré sens du business à l’époque ! Bref, pas de chevalier en armure pour vous soutirer vos sous, mais un joli parcmètre qui attend avec impatience vos euros.

Que trépasse si je faiblis !

Carrosse garé, enfants déchargés, nous voilà partis à l’assaut des remparts. Le dépaysement est total ! Routes en galets, arches de pierres, blason en fer forgé, le décor est planté et il est vraiment très agréable de déambuler dans ces petites ruelles chargées d’histoire. Et même si le passage à la boutique cadeaux vous ramène rapidement au 21e siècle et à sa réalité pécuniaire, l’intérêt des enfants pour la visite, leurs questions pertinentes et la beauté des lieux valent vraiment le détour. Et surtout, qu’est-ce que ça fait du bien de prendre le temps ! Le temps d’observer les détails d’une porte vieille de plusieurs siècles, le temps de contempler les reflets chatoyants du soleil à travers les vitraux d’une église témoin du passé… Prendre le temps de voir passer le temps avec ses enfants, n’est-ce pas là le plus important ?

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Les chevaliers et les gentes dames ont aussi le droit de goûter…

Une visite à Pérouges ne serait pas complète sans la dégustation de la traditionnelle galette au sucre ! Dès l’entrée dans le village, la délicieuse odeur de cette pâtisserie ô combien gourmande vous chatouille les narines et entraine un « quand est-ce qu’on mange ? » clamé à intervalle régulier par votre chère marmaille ! Et il faut bien avouer qu’étant restée une grande enfant, je tiens moi aussi à mon goûter. C’est donc assis sur une petite place, tels les chevaliers de la Table ronde, que nous terminons la journée. Et quelle journée !

Youpi ! C’est vendredi…

Et qui dit vendredi dit bientôt le week-end, la grasse mat’, les croissants, les courses, le ménage, jouer à Taxi pour jongler entre les différentes activités des enfants et, surtout, les devoirs !!!

Parce que oui, chez Speedy Maman et Cie, les devoirs on les fait (vous remarquez le « on » ?! Speedy Papa et moi on est impliqué à fond dans le truc !) le week-end pour pouvoir être tranquille la semaine, ou pas… Et on ne va pas se mentir, les devoirs c’est l’enfer ! Ça vous pourrit un week-end en un instant. Non, mais franchement, qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer… Bref, je m’égare. Mais je me dois d’être honnête, les devoirs c’est carrément flippant. Ça te met la boule au ventre dès le vendredi 17 h.

Week-end tranquillou ou week-end de fous ?

À la sortie de l’école, d’une voix enjouée, tu lances un « ça a été aujourd’hui ? » Et bim, tu enchaines direct avec un « vous avez beaucoup de devoirs pour la semaine prochaine ? » Uppercut, crochet du droit, Rocky Mademoiselle Zen, qui pour le coup est un poil tendu, lance un « je vais encore y passer mes journées !! J’ai un DM de maths, une dissertation de français, une évaluation en histoire-géo, un circuit électrique à dessiner pour la techno, un projet à créer pour l’art plastique, les verbes irréguliers en anglais, une présentation à faire en italien… C’est l’horreur, j’ai vraiment plus de vie ! Et puis toi, tu comprends jamais rien, tu vas être tranquille à rien faire, bla-bla-bla… » Ça va bien se passer. Mister Video Game, entre deux bouchées de choco BN, tente d’esquiver avec un « j’ai eu une presque bonne note à la dictée aujourd’hui, enfin une pas trop mauvaise, du coup c’est bon, on ne prépare pas les mots pour la semaine prochaine ?! Si ? » Euh, ben en fait, comment te dire, ce n’est pas juste une fois sur deux l’orthographe, c’est en continu, tout le temps, quoi !

17 h 30, on passe la porte de la maison, les cartables sont jetés violemment déposés avec douceur dans l’escalier. Mademoiselle Zen m’informe d’un cri strident que le lendemain, si sa vie trop difficile de collégienne croulant sous les devoirs le lui permet, elle aimerait bien aller faire un tour chez Cultura, et Mister Video Game me précise que l’entrainement de baseball a changé d’horaire, c’est 9 h 30 au lieu de 10 h.

Il me faut un mojito…

C’est parti, mon kiki !

Samedi matin, petit déjeuner avalé, Mister Video Game et Speedy Papa sont en route pour l’entrainement de baseball – « T’as pensé à prendre ta gourde ? » — faut vraiment que je pense à tout dans cette baraque charmante demeure…

« Mademoiselle Zen ! On s’y met ? Parce qu’avec tout ce que tu m’as annoncé, si tu veux pouvoir aller faire les magasins, il faut vraiment attaquer… »

« Pff… J’en ai marre. J’ai pas envie… »

Pas plus que moi de trier ton linge chérie, mais bon, comme dirait mon mini filleul dans sa grande sagesse « c’est ça la vie ! » Deux chaussettes pliées, une leçon récitée, un jean étendu, un cahier perdu (le pauvre vient d’atterrir sur le mur d’en face… paix à son âme), un passage d’aspirateur en cours, un casse-tête sur un exo de maths qui se termine en « demande à ton père… » La serpillère à peine essorée, un « MAMAN ! Tu sais ce que c’est le bla-bla… » Eh oh, y a pas marqué Google sur mon front !

La porte de la chambre claque, celle de l’entrée aussi… Mon fils chéri fait un retour fracassant en lançant un « je m’en fiche, de toute façon, je ferai pas les mots ! Je peux jouer aux jeux vidéo ? » J’crois pas, non. C’est qui qui commande ici ! « OK, OK, mais je commence par les maths. » Mister Video Game est fan de maths et plutôt doué dans cette matière. Ce qui m’arrange beaucoup, car il s’est passé un truc de dingues ! En 10, non 20, euh plutôt 30 ans (aïe, ça pique !) les maths ont changé ! Oui, oui, je vous assure, ça n’a plus rien à voir avec ce que j’ai tenté d’apprendre quand j’étais à l’école (il y a un siècle, quoi). Rien ne se fait plus de la même façon, pour les soustractions posées, par exemple, les retenues s’ajoutent puis s’enlèvent ou l’inverse ou encore autre chose, bref je suis larguée…

Il n’y a pas à dire, ce n’est quand même pas simple d’aider ses enfants à faire des devoirs… Allez, je vous laisse, j’ai une machine à étendre, un chien couvert de boue à nettoyer avant de le faire rentrer, un…

Vivement les vacances !