Un après-midi au Moyen Âge !

Une plongée dans l’Histoire…

Oyez, oyez, braves gens ! Les vacances de février sont arrivées ! Il fait beau, il fait chaud – même si je ne suis pas sûre que l’on puisse réellement se réjouir de ces températures printanières en hiver, mais bon, on prend —, profitons-en pour aller nous dégourdir les jambes. Et quoi de mieux pour sortir du train-train quotidien que de marcher dans les pas des chevaliers et des gentes dames du Moyen Âge.

Pérouges

Bienvenue à Pérouges ! Petite bourgade aindinoise restée figée à l’époque médiévale.

Perdre la notion du temps dans les ruelles de Pérouges…

Après une petite heure de route ponctuée du classique « c’est quand qu’on arrive ? », nous voilà en approche du charmant village. Mademoiselle Zen et Mister Video Game étant sujets au mal des transports, le moindre petit déplacement en voiture est cause de sueurs froides, un vomito est vite arrivé ! Pas de souci pour cette fois, nous voici arrivés sains et propres. Et là, BAM, plongée directe dans l’histoire (monétaire…) de France ! Pour avoir le droit de parquer votre carriole du 21e siècle au pied de la cité médiévale, il va vous falloir vous acquitter des fameux Droits de banalité qui, comme chacun sait, sont dans le système féodal les taxes permettant aux villageois d’utiliser les installations techniques (moulins, fours, et donc parkings) mises à disposition et entretenues par le Seigneur. Ils avaient déjà un sacré sens du business à l’époque ! Bref, pas de chevalier en armure pour vous soutirer vos sous, mais un joli parcmètre qui attend avec impatience vos euros.

Que trépasse si je faiblis !

Carrosse garé, enfants déchargés, nous voilà partis à l’assaut des remparts. Le dépaysement est total ! Routes en galets, arches de pierres, blason en fer forgé, le décor est planté et il est vraiment très agréable de déambuler dans ces petites ruelles chargées d’histoire. Et même si le passage à la boutique cadeaux vous ramène rapidement au 21e siècle et à sa réalité pécuniaire, l’intérêt des enfants pour la visite, leurs questions pertinentes et la beauté des lieux valent vraiment le détour. Et surtout, qu’est-ce que ça fait du bien de prendre le temps ! Le temps d’observer les détails d’une porte vieille de plusieurs siècles, le temps de contempler les reflets chatoyants du soleil à travers les vitraux d’une église témoin du passé… Prendre le temps de voir passer le temps avec ses enfants, n’est-ce pas là le plus important ?

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Les chevaliers et les gentes dames ont aussi le droit de goûter…

Une visite à Pérouges ne serait pas complète sans la dégustation de la traditionnelle galette au sucre ! Dès l’entrée dans le village, la délicieuse odeur de cette pâtisserie ô combien gourmande vous chatouille les narines et entraine un « quand est-ce qu’on mange ? » clamé à intervalle régulier par votre chère marmaille ! Et il faut bien avouer qu’étant restée une grande enfant, je tiens moi aussi à mon goûter. C’est donc assis sur une petite place, tels les chevaliers de la Table ronde, que nous terminons la journée. Et quelle journée !

Youpi ! C’est vendredi…

Et qui dit vendredi dit bientôt le week-end, la grasse mat’, les croissants, les courses, le ménage, jouer à Taxi pour jongler entre les différentes activités des enfants et, surtout, les devoirs !!!

Parce que oui, chez Speedy Maman et Cie, les devoirs on les fait (vous remarquez le « on » ?! Speedy Papa et moi on est impliqué à fond dans le truc !) le week-end pour pouvoir être tranquille la semaine, ou pas… Et on ne va pas se mentir, les devoirs c’est l’enfer ! Ça vous pourrit un week-end en un instant. Non, mais franchement, qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer… Bref, je m’égare. Mais je me dois d’être honnête, les devoirs c’est carrément flippant. Ça te met la boule au ventre dès le vendredi 17 h.

Week-end tranquillou ou week-end de fous ?

À la sortie de l’école, d’une voix enjouée, tu lances un « ça a été aujourd’hui ? » Et bim, tu enchaines direct avec un « vous avez beaucoup de devoirs pour la semaine prochaine ? » Uppercut, crochet du droit, Rocky Mademoiselle Zen, qui pour le coup est un poil tendu, lance un « je vais encore y passer mes journées !! J’ai un DM de maths, une dissertation de français, une évaluation en histoire-géo, un circuit électrique à dessiner pour la techno, un projet à créer pour l’art plastique, les verbes irréguliers en anglais, une présentation à faire en italien… C’est l’horreur, j’ai vraiment plus de vie ! Et puis toi, tu comprends jamais rien, tu vas être tranquille à rien faire, bla-bla-bla… » Ça va bien se passer. Mister Video Game, entre deux bouchées de choco BN, tente d’esquiver avec un « j’ai eu une presque bonne note à la dictée aujourd’hui, enfin une pas trop mauvaise, du coup c’est bon, on ne prépare pas les mots pour la semaine prochaine ?! Si ? » Euh, ben en fait, comment te dire, ce n’est pas juste une fois sur deux l’orthographe, c’est en continu, tout le temps, quoi !

17 h 30, on passe la porte de la maison, les cartables sont jetés violemment déposés avec douceur dans l’escalier. Mademoiselle Zen m’informe d’un cri strident que le lendemain, si sa vie trop difficile de collégienne croulant sous les devoirs le lui permet, elle aimerait bien aller faire un tour chez Cultura, et Mister Video Game me précise que l’entrainement de baseball a changé d’horaire, c’est 9 h 30 au lieu de 10 h.

Il me faut un mojito…

C’est parti, mon kiki !

Samedi matin, petit déjeuner avalé, Mister Video Game et Speedy Papa sont en route pour l’entrainement de baseball – « T’as pensé à prendre ta gourde ? » — faut vraiment que je pense à tout dans cette baraque charmante demeure…

« Mademoiselle Zen ! On s’y met ? Parce qu’avec tout ce que tu m’as annoncé, si tu veux pouvoir aller faire les magasins, il faut vraiment attaquer… »

« Pff… J’en ai marre. J’ai pas envie… »

Pas plus que moi de trier ton linge chérie, mais bon, comme dirait mon mini filleul dans sa grande sagesse « c’est ça la vie ! » Deux chaussettes pliées, une leçon récitée, un jean étendu, un cahier perdu (le pauvre vient d’atterrir sur le mur d’en face… paix à son âme), un passage d’aspirateur en cours, un casse-tête sur un exo de maths qui se termine en « demande à ton père… » La serpillère à peine essorée, un « MAMAN ! Tu sais ce que c’est le bla-bla… » Eh oh, y a pas marqué Google sur mon front !

La porte de la chambre claque, celle de l’entrée aussi… Mon fils chéri fait un retour fracassant en lançant un « je m’en fiche, de toute façon, je ferai pas les mots ! Je peux jouer aux jeux vidéo ? » J’crois pas, non. C’est qui qui commande ici ! « OK, OK, mais je commence par les maths. » Mister Video Game est fan de maths et plutôt doué dans cette matière. Ce qui m’arrange beaucoup, car il s’est passé un truc de dingues ! En 10, non 20, euh plutôt 30 ans (aïe, ça pique !) les maths ont changé ! Oui, oui, je vous assure, ça n’a plus rien à voir avec ce que j’ai tenté d’apprendre quand j’étais à l’école (il y a un siècle, quoi). Rien ne se fait plus de la même façon, pour les soustractions posées, par exemple, les retenues s’ajoutent puis s’enlèvent ou l’inverse ou encore autre chose, bref je suis larguée…

Il n’y a pas à dire, ce n’est quand même pas simple d’aider ses enfants à faire des devoirs… Allez, je vous laisse, j’ai une machine à étendre, un chien couvert de boue à nettoyer avant de le faire rentrer, un…

Vivement les vacances !

Quand Speedy Papa est dans les choux…

Cela fait des années que Speedy Papa a mal au c.., oui l’expression n’est pas bien jolie, mais il faut dire les choses comme elles sont. Des hémorroïdes, c’est pas super glamour, mais ici on est là pour parler des vraies choses de la vie, alors voilà, parlons problème de tuyauterie !

Malgré une alimentation adaptée, la reprise d’une activité sportive et les médicaments classiques utilisés en cas de crise, les gênes étaient de plus en plus importantes et de plus en plus fréquentes, il a donc fallu trouver une solution. Et cette solution est arrivée mercredi dernier au service de chirurgie ambulatoire. Trois fois rien, nous a dit le chirurgien, vous rentrez le matin, un petit tour au bloc et hop retour à la maison pour quelques jours de convalescence avant que toute cette histoire ne soit plus qu’un mauvais souvenir…

Nous voilà donc partis, la fleur au fusil à la pipette de lavement, direction le centre hospitalier le plus proche de chez nous (à quarante minutes de route, une paille !).

Une journée à l’hôpital c’est long !!!!

8 h tapante papiers d’entrée faits, 8 h 10 installation dans la chambre, 8 h 15 tension prise et jolie tenue d’hôpital revêtue, Speedy Papa est prêt à affronter l’anesthésie, le doppler et autre matériel médical un peu chelou… C’était sans compter avec les aléas des hôpitaux. Les urgences arrivent en pagaille et les blocs opératoires sont saturés. Il va falloir patienter… patienter… et patienter… et encore patienter. Et je peux vous assurer qu’attendre dans une chambre d’hôpital en n’ayant pas grand-chose à faire, c’est long, très très long !

Enfin, le brancardier arrive, il est midi, Speedy Papa est prévu au bloc à 13 h. Le voilà parti dans le sas d’attente, l’opération se déroule sans problème et il revient dans la chambre aux alentours de 15 h. Tout s’est bien passé, nous dit-on, vous serez bientôt chez vous.

Une sombre histoire de pipi

Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, un petit caillou vient se glisser dans nos sabots d’hôpital. Speedy Papa n’arrive pas à faire pipi. Et le deal c’est pas de pipi = pas de sortie ! Vous imaginez le truc !!!! On a tout essayé, faire couler l’eau dans la salle de bain, boire… beaucoup, faire du bruit psssi psssi psssi, j’ai même fait appel à YouTube et ses playlists « relaxation bruits de l’eau qui coule » ! Le temps passe, la vessie se remplit, mais malheureusement Speedy Papa n’arrive toujours pas à uriner. Et pas de bol pour lui, l’hôpital étant complet (pire qu’un hôtel sur la Côte d’Azur en plein mois d’août), on nous montre gentiment, mais fermement, la sortie… L’infirmière nous apporte les ordonnances, dont une de morphine « pour la douleur ce soir », et nous voilà sur le parking froid et humide de l’hôpital avec pour consigne de revenir très rapidement aux urgences en cas de fortes douleurs et d’absence de passage au pipi room : « vous comprenez il ne faudra pas trainer, la vessie pourrait exploser » !!

Il est 20 h, allez trouver une pharmacie ouverte à cette heure-là en pleine campagne ! Tant pis pour les antidouleurs, Speedy Papa serrera les dents. Un coup de fil à Super Manou et Super Papy qui chouchoutent depuis la veille Mademoiselle Zen et Mister Video Game, un autre à l’infirmière libérale qui assure l’hospitalisation à domicile, et nous voilà partis sur les routes de campagne gelées en direction de notre maisonnée. Je suis une vraie pilote, mais conduire de nuit, myope comme une taupe, stressée et complètement flippée, c’est pas la joie. Le postérieur tout neuf de Speedy Papa a senti passer les dos d’ânes et autres nids de poules !

Des infirmières au top !

Speedy Papa est au plus mal. Il ne sait pas dans quelle position se mettre, il a mal au ventre, il nous faudrait un miracle. Ce miracle s’appelle Pauline ! Une infirmière géniale qui, malgré l’heure tardive, accepte de passer à la maison. En deux temps trois mouvements, elle place un cathéter et fait passer une perf de médocs qui endorment illico Speedy Zombie Papa. Elle surveille sa tension, le rassure, nous rassure, bref elle est au top. Le sommeil réparateur fait son effet, le zombie qui me sert de mari réussit enfin à faire pipi aux alentours de minuit. Notre infirmière préférée et son associée tout aussi géniale passeront soigner Speedy Papa six fois par jour pendant trois jours !

Le plus dur est passé, reste à Speedy Papa à se reposer pour retrouver toute sa vitalité. Et je vous avoue que j’ai hâte que tout rentre dans l’ordre parce que là, vraiment, The Walking Dead dans le salon ça ne va pas le faire longtemps !

Se lancer !

L’année 2019 n’a pas vraiment bien commencé pour Speedy Maman et Cie, les mauvaises nouvelles s’enchainent, j’ai une forte baisse d’activité au boulot et tout ça me mine. Que faire pour réussir à inverser la tendance de cette sinistrose ambiante ? « Écrit ! Ça t’occupera positivement l’esprit et tu as toujours aimé ça », me suggère Speedy Papa. Et voilà, après une longue réflexion, beaucoup d’appréhension et finalement un « et pourquoi pas ? », me voici enfin en train de rédiger un premier billet pour mon premier blog. Je ne suis pas tout à fait sereine, ça me fait même un peu peur, et ce n’est pas Mademoiselle Zen qui va me rassurer à coup de « laisse tomber direct, maman, tu n’arriveras jamais à t’y tenir, ça va être comme pour tout le reste… »

S’accrocher…

C’est qu’elle me connait bien ma préado préférée, elle sait que je papillonne sans arrêt entre plusieurs activités. Je me suis essayé aux coloriages antistress, résultat j’ai fini complètement crispée sur mes crayons de couleur avec les yeux en feu tellement les détails sont microscopiques ! J’ai ensuite voulu tenter les Sudokus et, comment dire, les chiffres, ce n’est vraiment pas fait pour moi. Et puis je me suis souvenu que ma grand-mère m’avait un jour appris à tricoter et j’ai voulu m’y remettre… Bon, je vais être franche, si j’attends d’avoir fini l’écharpe en question pour être au chaud, il faut que je déménage direct à Tahiti, l’ébauche ne dépassant pas le tour de cou d’une poupée Barbie ! L’été dernier, à l’approche des vacances, je me suis même dit qu’aimant jouer avec les mots, un cahier de mots croisés serait du plus bel effet sur mon transat au bord de la piscine… Malheureusement, j’ai préféré siroter un (des) mojito(s) ! Le maître-nageur a bien tenté de repêcher les pauvres grilles détrempées, mais malgré tous ses efforts il n’a pas réussi à les réanimer…

Ce que j’aime, c’est écrire.

Mister Video Game, me voyant hésiter à créer ce blog, m’a rappelé que l’histoire que je lui lisais le soir avant de le coucher était super ! Et ce qui la rendait si spéciale, c’est que c’est moi qui l’avais écrite… Pourquoi ne pas poursuivre dans ce sens ? Tout en me demandant subtilement si j’avais avancé dans l’écriture d’une petite histoire inspirée par notre Jack Russel préféré. Ce à quoi Mademoiselle Zen a répondu avec délicatesse « T’es sérieux là ? C’est sûr qu’elle n’a pas écrit plus de 3 pages… » 17, ma chérie, 17 et je compte bien continuer sur ma lancée… Car si c’est vrai que j’ai l’abandon facile, écrire à toujours fait partie de ma vie. J’ai eu mes premiers journaux intimes à l’école primaire, j’ai toujours écrit des lettres à mes proches, écrire m’aide au quotidien, ça me rassure, ça me permet de laisser vagabonder mes pensées et de me sentir bien.

1, 2, 3 bloguez !

Depuis que l’idée du blog a germé, je me réveille blog, je dors blog, je mange blog, je fais même du sport blog ! Et je peux te dire que penser blog en même temps que tu contractes ton périnée pour tenir une position de Pilates ce n’est pas facile du tout !!! Mais voilà, ce petit début de nouvelle aventure 2.0 accapare mes pensées et me donne le sourire en permanence ! N’est-ce pas là le but d’un loisir ?! Pour moi c’en est la définition même. Alors c’est décidé, je me lance. On verra bien où tout ça me mène…